Financement d’un deuxième scanner de radiologie au Centre Jean PERRIN permettant de renforcer l’activité interventionnelle.
Aujourd'hui, le Centre Jean PERRIN dispose d'un scanner partagé entre l'activité de radiologie conventionnelle et celle de radiologie interventionnelle.
La radiologie interventionnelle a pour objectif de diagnostiquer ou de traiter une pathologie, sous anesthésie locale, en utilisant la technique d'imagerie la plus adaptée pour guider le geste. Les actes réalisés sous contrôle de l'imagerie sont peu invasifs, présentent un faible risque de complications secondaires et permettent des durées d'hospitalisation généralement courtes. La radiologie interventionnelle poursuit son développement en tant qu'alternative thérapeutique pour les patients, notamment avec une prise en charge croissante du traitement de la douleur.
Les interventions peuvent être :
- Des biopsies ;
- Des drainages ;
- La destruction de tumeurs percutanée par cryothérapie, thermoablation par micro-ondes ou radiofréquence ;
- La cimentoplastie, qui consiste à injecter du ciment dans un os fracturé ou lésé.
Contexte
Chaque année, près de 1 000 gestes de radiologie interventionnelle sont réalisés au Centre Jean PERRIN.
Afin de répondre à une activité en constante progression, aussi bien en radiologie conventionnelle qu'en radiologie interventionnelle, et de développer de nouvelles possibilités thérapeutiques, le Centre Jean PERRIN a fait le choix d'acquérir un second scanner de radiologie interventionnelle grâce au soutien du Fonds européen de développement régional (FEDER).
Ce second scanner du service de radiologie du Centre Jean PERRIN sera installé dans une salle spécifiquement dédiée aux procédures interventionnelles percutanées, c’est-à-dire aux gestes réalisés au travers de la peau et guidés par l’imagerie (scanner, échographie, radiographie), sous anesthésie locale et/ou générale en fonction du type d’intervention.
Cette salle sera intégrée au Bloc Opératoire pour permettre une mutualisation des moyens anesthésiques et garantir des mesures optimales d’asepsie.
L’imagerie interventionnelle dans le diagnostic et le traitement du cancer constitue une activité d’expertise et de recours participant à la gradation des filières de soins avec les établissements de santé des territoires d’Auvergne et à la limitation des taux de fuite des patients vers d’autres régions.
L’objectif de ce second scanner
Les objectifs de l’acquisition de ce deuxième scanner sont :
- De permettre des gestes à visée diagnostique, tels que des biopsies d’organes (poumon, foie, rein, os, parties molles, adénopathies…), ainsi que des gestes à visée thérapeutique (destruction tumorale percutanée, antalgie, drainage d’abcès, mise en place de marqueurs radio-opaques péri-tumoraux (fiduciels) avant traitement par radiothérapie stéréotaxique).
- La précision des traitements.
- La réduction des délais de prise en charge.
- La rapidité d’intervention.
- L’élargissement de l’offre de soins et des nouvelles indications de traitement.
- Et enfin, la réduction de la fuite des patients vers d’autres régions.
Le soutien de l'Union européenne
Le coût d’acquisition
Cette opération bénéficie du soutien de l'Union européenne dans le cadre du Fonds européen de développement régional (FEDER).
L'acquisition et l'installation de ce second scanner de radiologie interventionnelle représentent une dépense de 962 541,56 € HT. L'Union européenne participe à son financement à hauteur de 577 524,94 €, soit 60 % du montant éligible.
Dernière mise à jour : 09 juillet 2026